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Généralités (ou banalités...)
(les textes bleus correspondent à un lien vers d'autres choses...)
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D'où viennent-ils ?
C'était il y a très, très, très longtemps. En ce temps-là, il y avait... le ciel. A droite du ciel, il y avait la planète GIBI; elle était complètement plate, et elle penchait, soit d'un côté, soit de l'autre. A gauche du ciel, il y avait la planète SHADOK; elle n'avait pas de forme spéciale... ou plutôt... elle changeait de forme. Au milieu du ciel, il y avait la TERRE, qui était ronde et qui bougeait. Sur la Terre, il n'y avait apparemment rien. Les Shadoks et les Gibis en eurent donc assez, au bout d'un certain temps, de vivre sur des planètes qui ne marchaient pas bien. Alors ils décidèrent, les uns et les autres, d'aller sur la Terre qui avait l'air de mieux marcher. |
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Pourquoi les Shadoks pompaient-ils ?
Sous la direction du Professeur SHADOKO, les Shadoks ont construit une fusée interplanétaire.
Ils avaient mis au point des pompes spéciales pour le cas où il n'y avait pas de problèmes du tout. C'est pourquoi :
S'il n'y pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème
Pour ceux que la technique intéresse, disons que, quand on pompait avec ça, non seulement il ne se passait rien, comme avec une pompe Shadok ordinaire, mais plus om pompait, plus il n'y avait rien qui se passait. D'où :
Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rienque risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas C'est quand même une sécurité ! |
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Objectif TERRE !
En fait, leur fusée n'était pas très, très au point, mais ils avaient calculé qu'elle avait quand même UNE CHANCE SUR 1 MILLION DE MARCHER. Et ils se depêchaient de bien rater les 999 999 premiers essais pour être sûrs que le millionième marche.
En essayant continuellement, on finit par réussir
Les essais de fusée shadok comportaient plusieurs phases. D'abord, les techniciens shadoks entonnent le compte à rebours sur un vieil air d'accordéon. Puis les Shadoks les plus doués pour les mathématiques enfourchent leur ordinateur à pédales pour calculer la trajectoire. C'étaient eux qui avaient le plus de mal car les Shadoks avaient entendu dire que plus un ordinateur va vite, plus il donne de bons résultats. Et c'est celui qui avait gagné qui avait trouvé la bonne trajectoire. On procédait alors à la mise à feu. Ça ratait. Et aussitôt après, on recommençait.
Donc : plus ça rate, plus on a de chance que ça marche
Le MARIN SHADOK qui regardait ça disait que la fusée ne partirait jamais.
![]() C'était un ancien quartier-maître pirate qui avait mal tourné. Contrairement aux gens de son espèce qui passent généralement leur temps à introduire des petits bateaux dans une bouteille, lui, il introduisait des bouteilles dans son petit bateau. Il parlait par maximes et quelquefois même en anglais. C'est lui qui disait, par exemple :
Dans la marine on ne fait pas grand chose mais on le fait de bonne heure. ou encore,
Dans la marine il faut saluer tout ce qui bouge
Pour la fusée, il disait que le plus simple était encore d'aller subtiliser la fusée Gibi. Que lui connaissait le chemin et que, lui, il irait la subtiliser, lui, et en bateau !
Naturellement, c'était insensé. Mais comme il était un peu trop souvent... "sous l'influence" et qu'il constituait un objet de scandale, le Chef shadok lui donna quand même l'autorisation. En fait, il se disait que c'était un moyen simple et élégant de s'en débarrasser. La Shadokkaravelle fendait l'espace sous le commandement de principe du Marin shadok qui, comme à l'ordinaire, était le plus souvent... "sous l'influence". Si bien que personne en fait ne regardait où on allait. Mais il disait que dans la Marine, c'était l'usage, et qu'il est beaucoup plus intéressant de regarder où l'on ne va pas pour la bonne raison que, là où l'on va, il sera toujours temps d'y regarder quand on y sera; et que, de toute façon, ça ne sera jamais en fin de compte que de l'eau. Il n'empêche qu'il fallait faire vite. Car, ajoutait-il :
Et tout le monde à bord était content. Sauf peut-être ceux qui étaient spécialisés dans le battage. C'était sur eux qu'on tapait quand le Marin avait des punitions à distribuer. C'était pénible évidemment, mais c'était indispensable pour maintenir le moral de l'équipe. Car, disait-il encore :
Dans la Marine, c'est un principe :
C'est pourquoi il avait formé un corps spécial, le corps des Shadoks à Claques envers lesquels il faisait très habituellement preuve de la plus exquise brutalité.Pour qu'il ait le moins de mécontents possible il faut toujours taper sur les mêmes
Mais, direz-vous, si les Shadoks pouvaient aller en bateau de la planète Shadok à la planète Gibi, pourquoi n'allaient-ils pas directement et par le même moyen sur la Terre ?
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La logique Shadok ne reposait pas sur des bases solides
Ce qui nuisait considérablement au développement normal de leur intelligence.
En voici quelques illustrations...
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Les passoires (d'après le professeur Shadoko)
0n appelle passoire tout instrument sur lequel on peut définir trois sous-ensembles : l'intérieur, l'extérieur, et les trous. L'intérieur est généralement placé au-dessus de l'extérieur et se compose le plus souvent de nouilles et d'eau. Les trous ne sont pas importants. En effet, une expérience simple permet de se rendre compte que l'on ne change pas notablement les qualités de l'instrument en réduisant de moitié le nombre des trous, puis en réduisant cette moitié de moitié... etc... etc... et à la limite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de trous du tout.
On appelle passoires du Premier Ordre les passoires qui ne laissent passer Ni les nouilles Ni l'eau. On appelle passoires du Second Ordre les passoires qui laissent passer ET les nouilles ET l'eau. On appelle passoires du Troisieme Ordre, ou passoires complexes, les passoires qui laissent passer quelquefois l'un ou l'autre et quelquefois pas. Pour qu'une passoire complexe laisse passer l'eau et pas les nouilles, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur au diamètre des nouilles. Pour qu'une passoire complexe laisse passer les nouilles et pas l'eau, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur au diamètre de l'eau. Quant aux passoires du premier ordre qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau, il y en a de deux sortes. Les passoires qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau ni dans un sens ni dans l'autre et celles qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau que dans un sens seulement. Ces passoires-là, on les appelle des casseroles. Il y a trois sortes de casseroles : Les casseroles avec la queue à droite, les casseroles avec la queue à gauche, et les casseroles avec pas de queue du tout. Mais celles-là on les appelle des autobus. Il y a trois sortes d'autobus : les autobus qui marchent à droite, les autobus qui marchent à gauche et les autobus qui ne marchent ni d'un côté ni de l'autre. Mais ceux-là, on les appelle des casseroles. Il y a trois sortes de casseroles : les casseroles...
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Le langage Shadok
Eduquer les Shadoks, malheureusement, c'était pas chose facile. Les cerveaux des Shadoks, en effet, avaient une capacité tout à fait limitée.
Ils ne comportaient en tout que QUATRE CASES. Et encore, c'était pas toujours vrai parce que bien souvent il y en avait de bouchées. Pour remplir les cases déjà, c'était pas facile et cela prenait un certain temps. C'est alors que commençait la difficulté parce que, quand les cases étaient pleines, il n'y avait plus de place et le Shadok, on ne pouvait plus rien lui apprendre. Si on essayait quand même, alors obligatoirement il y avait une case qui se vidait pour faire de la place. De sorte que quand un Shadok avec une tête pleine voulait apprendre quelque chose, il fallait qu'il en oublie une autre. EXEMPLE : si un Shadok avait appris à marcher avec une case et que plus tard il ait appris trois mots avec les trois autres cases, eh bien, si en plus on voulait lui apprendre à faire du vélo, le Shadok ne savait plus marcher. Comme ils n'avaient que quatre cases, évidemment les Shadoks ne connaissaient pas plus de quatre mots. C'était :
GA BU ZO MEU
![]() Vous comprendrez donc facilement qu'il n'y avait pas du tout suffisamment de mots pour toutes les choses qui existaient et qu'il y avait des quantités de choses qui avaient le même mot.
C'est pourquoi les Shadoks pensaient souvent que : La plus grave maladie du cerveau c'est de réfléchir ou encore :
Je dis des choses tellement intelligentes
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Le calcul Shadok
Le calcul, lui aussi, leur avait toujours donné pas mal de fil à retordre. Etant donné qu'avec quatre mots, ils ne pouvaient pas compter plus loin que quatre. Mais le Professeur Shadoko avait réformé tout ça :
Quand il n'y a pas de Shadok, on dit GA et on écrit : 0 Quand il y a un Shadok de plus, on dit BU et on écrit : 1 Quand il y a encore un Shadok, on dit ZO et on écrit : L Et quand il y en a encore un autre, on dit MEU et on écrit : A Tout le monde applaudissait très fort et trouvait ça génial sauf le Devin Plombier qui disait qu'on n'avait pas idée d'inculquer à des enfants des bêtises pareilles et que Shadoko, il fallait le condamner. Il fut très applaudi aussi. Les mathématiques, cela les intéressait, bien sûr, mais brûler le professeur, c'était intéressant aussi, faut dire. Il fut décidé à l'unanimité qu'on le laisserait parler et qu'on le brûlerait après, à la récréation.
Répétez avec moi : MEU ZO BU GA... GA BU ZO MEU. MEU poubelles et MEU Shadoks à côté : MEU MEU. Arrivé là, si je mets un Shadok en plus, il me faut une autre poubelle. Mais comme je n'ai plus de mots pour compter les poubelles, je m'en débarrasse en les jetant dans une grande poubelle. J'écris BU grande poubelle avec pas de petite poubelle et pas de Shadok à côté: BU GA GA, et on continue... BU GA BU, BU GA ZO... MEU MEU ZO, MEU MEU MEU. Quand on arrive là et qu'on a trop de grandes poubelles pour pouvoir les compter, eh bien, on les met dans une super-poubelle, on écrit BU GA GA GA, et on continue....
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En plus des devises, les Shadoks ont été publiés de nombreuses fois.
Voici l'un de leurs feuilletons :
Ils s'ennuient
Attention, c'est très sexe !
Enfin, un essai paru dans le Globe Hebdo en juillet 1993 par Laurent Dispo :
